ANNIE MERLE

HISTORIENNE D’ART

Danièle Aubert Schmitt, née à Strasbourg, vit et travaille, à Toulouse.
Première exposition personnelle en 1979. Aubert Schmitt suit un parcours fréquent, figuratif abstrait pour rester dans sa facture, joue avec le rythme et le caractère biomorphique, la liberté de la touche. Dans l’huile et la gouache elle travaille sur les nuances et les demi-teintes. Dans l’acrylique, les grandes surfaces souvent monochromes se rapprochent de ses dessins… Aubert Schmitt est aussi peintre muraliste.

Les éditions d’Annie Merle :

« L’école de Toulouse »,
2010, 270 pages, format 170 x 240 mm,
225 artistes (peintres, sculpteurs, graveurs,
installateurs, vidéastes, multimédia, ...),
grands acteurs de l’art contemporain.
Editions Atlantica.
ISBN 978-2-7588-0336-2

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Les peintres de l’école toulousaine

« Les peintres de l’école toulousaine »,
1994, éd. Michael Ittah.







PAUL DUMAS-RICORD

CRITIQUE D’ART

LE STATUT DE L’IMAGE
"L’art contemporain est en crise, et selon certains contempteurs aussi virulents que simplistes, il n’aurait pas d’avenir ; comme par hasard il y a conjonction entre l’effondrement du marché et les démolitions les plus radicales et les plus nostalgiques tout à la fois."...

COMMENT QUALIFIER LE TRAVAIL PICTURAL DE D.A.S. ?
..."Exercice aventureux comme tout texte qui par des mots veut donner une équivalence à des réalités plastiques !" ...
..."Tragédie d’une représentation libérée des codes académiques, dramaturgie d’une interrogation permanente sur le statut de l’image qui même dissoute apparaît ça et là dans ses lignes de force, ancrée dans le réel aux confins de l’imaginaire"...
..."Lors d’une récente visite d’atelier, je lui faisais remarquer ses liens directs ou lointains avec De Kooning et Joan Mitchell. C’est dans cette mouvance que se placent ses risques qui délaissent les certitudes du réalisme pour s’ouvrir sur les moyens spécifiques de la peinture".

DU SENTIMENT À L’IMAGE
Les dernières toiles de Danièle Aubert-Schmitt ont la saveur des choses accomplies, habitées d’un sentiment d’observation méditative, visitées par la lumière et ses variations colorées. « Le sentiment sans l’image est aveugle, l’image sans le
sentiment est vide » écrivait Benedetto Croce. Cependant les belles images ne font pas de la peinture et le sujet ne sera toujours qu’un prétexte. Danièle Aubert-Schmitt n’est pas du côté d’un art projectif, de la subjectivité, de l’intériorité ; sa pratique rejoindrait plutôt les rives de l’émotion, de l’accueil sensoriel, d’une lecture du monde, de l’extériorité.

Les grands dessins au pinceau témoignent de cette propension au gestuel, au monumental : un graphisme nerveux, une condensation d’énergie explosive qui occulte le sujet pourtant lisible lorsque le regard fouille. Les peintures aux dimensions plus modestes déclinent, non sans vigueur, des thèmes récurrents et familiers aux attentions de l’artiste : ceux des contes et des légendes (Andersen, Grimm, Perrault) et ceux de la nature (« Vacances vosgiennes », « Jardins de ville »...) ainsi qu’un certain nombre de compositions aux frontières de l’abstraction. L’artiste privilégie la couleur, toutes les couleurs, qu’elle associe à des graphismes plus ou moins denses qui fonctionnent en réseaux libres et non comme limites des surfaces. L’agencement de ces compositions instinctivement imbriquées produit un résultat plastique que l’on pourrait qualifier d’informel. Toutefois, cet informel n’est pas sans figures même si celles-ci sont voilées, parfois énigmatiques, comme enfouies dans cette peinture lyrique et généreuse dont la capacité de séduction n’est pas à prouver.

Danièle Aubert-Schmitt admire Bonnard (admiration visible dans certains tableaux) et Miquel Barcelo dont on connaît la force et l’incompressible créativité. On peut aussi relever des liens directs ou lointains avec De Kooning et Joan Mitchell. Dans cette mouvance expressionniste qui capte en toute liberté les mouvements de la nature et la saveur du monde, Danièle Aubert-Schmitt trace son sillon avec détermination et joie.

AU-DELÀ DE L’IMAGE
"La critique d’art serait-elle une création seconde, à partir de l’œuvre longuement et patiemment appréhendée ? C’est peut-être lui assigner une haute fonction que de hisser un commentaire au niveau de la création.
Cet exercice aventureux, qui va de « l’invective à la métaphysique » comme le notait Paul Valéry, se doit à la modestie, aux capacités de l’observation, à la nécessité d’une amitié avec l’artiste, d’une rencontre attentive et discrète dans un cheminement dont ce dernier reste le seul maître quelque peu solitaire."...
> Lire dans “Histoire d’images”

LE JEU DE L’OIE

CHAPELLE DES RÉCOLLETS

Fidèle à ses grands travaux, l’artiste investit la chapelle, avec un jeu plastique où le vol des oies sauvages va rejoindre "le noble jeu de l’oie".
La recherche des grandes surfaces à peindre et d’y intégrer le mouvement amènent Danièle Aubert Schmitt à réaliser des peintures murales.
Ses recherches aboutissent à une série d’anamorphoses qui privilégient l’étude de la lumière, projetée soit d’un même point, soit à partir de différents points, montrant ainsi une image, à la fois exacte et décalée dans l’espace.
Elle a présentée, en 1999, la première biennale internationale d’aquarelles à Kleinsassen Fulda en Allemagne.

[/D.D. (La Provence)/]

BERTRAND MEYER HIMOFF

PLAK’ART

Exposition “L’Art à la Porte

La peinture est toujours de genre : nature morte, portrait et autoportrait.
La peinture est parfois une peinture, parfois une fenêtre, parfois une porte, parfois un mur et exceptionnellement un tableau.
La fenêtre est liée à un dehors vu du dedans, la porte une ouverture ou une fermeture, le mur ou l’architecture, l’horizon originaire de la peinture.
La porte de ma maison porte un nom entre ouvert vers le dehors ou le dedans. La peinture n’existe que dans le dehors "entièrement" du dedans, vers l’extériorité de l’intériorité.

La porte, dyptique (pièce 1).
Graphisme à l’huile sur toile
1,30 m x 1,95 m.

DERNIERES NOUVELLES D’ALSACE

GALERIE DU RHIN

Il n’est guère facile de cerner la démarche artistique de Danièle Aubert Schmitt. A prime abord, on classerait cette artiste peintre parmi les tenants de la peinture informelle. Et pourtant, le figuratif n’est jamais totalement nié, à voir les têtes et visages qui, bien que déformés, naissent de l’inspiration de l’artiste.
Ce qui est évident, par contre, c’est que la couleur prime sur la forme. C’est ainsi qu’elle trouve des bleus lumineux dans ses grandes toiles, à côté de noirs, de bruns sur des fonds beiges. Elle livre également un foisonnement de rouges, roses, orangés dans les moyens formats. Dans les gouaches, parfois réhaussées de pastel, elle joue sur les tonalités froides (verts, bleus, noirs, gris ...), opposant quelquefois une surface noire unie au reste. Dans ses dessins, elle tire remarquablement partie du noir, traité avec densité et expressivité.
[/C.I./]

Les dernières nouvelles d’Alsace

Galerie du Rhin

C’est une Strasbourgeoise, aujourd’hui établie à Toulouse, qui occupe actuellement les cimaises de la Galerie du Rhin et cela jusqu’au 8 avril prochain. Pour l’amateur d’art, c’est l’occasion de découvrir une peinture d’inspiration avant tout informelle et comprenant à la fois des gouaches et des peintures moyen et grand formats.
L’artiste met l’accent avant tout sur la richesse des coloris et cela est plus spécialement sensible dans les huiles de grand format. L’intérêt de cette exposition réside cependant avant tout dans les gouaches dont le traitement témoigne d’une originalité certaine.
A remarquer également deux dessins où Danièle Aubert-Schmitt joue avec beaucoup de talent sur les différentes nuances du noir.

L’ÉCHO DU CENTRE

DANIÈLE AUBERT-SCHMITT AU CCAL DE GUÉRET

… Des œuvres de grande qualité
Elle fait l’honneur à Guéret de présenter ces dernières œuvres avant de les exposer à Los Angeles et Bâle à la galerie Niklaus Knöll.
Son travail semble a priori contradictoire de par les thèmes abordés et les matériaux qui servent de support.
En effet, les grandes anamorphoses cohabitent avec des peintures plus abstraites où le figuratif sert de thème de base. Elles ont respectivement comme support du carton et de la toile, qui font partie intégrante de l’œuvre.
En fait le « paradoxe » disparaît lorsque le dénominateur commun est mis en avant. Le travail porte sur la surface, l’espace-temps et le dimensionnel.
Il faut dire que le jeu des couleurs qui s’entrechoquent, la légèreté de la peinture, donnent une expression d’agressivité et néanmoins de liberté.
Chaque peinture est un moment fort qui “flashe” l’œil et l’esprit. Il est vrai que Danièle Aubert-Schmitt arrive à maîtriser tous les aspects forces et immatériels de ses œuvres.
Une exposition qui permet d’appréhender l’aboutissement de plusieurs années de travail et d’une grande créativité.

C. LATOURNERIE

VOYAGE DANS UN MONDE DE JEUX

La beauté n’est pas l’objet de la création, elle en est la récompense. Son apparition, souvent tardive, annonce seulement que l’équilibre rompu entre l’homme et la nature est une fois de plus reconquis par l’Art « Brassaï ». Sportive, grande, entreprenante et peintre de surcroît, Danièle Schmitt Aubert vient de finir son exposition à « l’Espace Potiers ». Raconter son « œuvre » n’est pas aisé...
Des toiles lâchées, immenses, ont surpris plus d’un regard ! Comme le supersonic franchit le mur du son, Danièle Schmitt Aubert essaie tout simplement de franchir celui de l’objet : pas facile je vous l’avoue !
Ses thèmes ? Les jeux (cartes, voitures, flipper...) mais qu’en fait-elle ?..., elle y joue à travers ses toiles avec le temps ; vous savez celui qui s’immobilise... quelques fois ! Mais peut-on peindre l’irrationnel : le temps, saisir le moment et le plaquer sur une toile ? « C’est le train de la Vie » répondra-t-elle. Lorsqu’on regarde ses toiles dans leur ensemble on est « touché » par leur espace puis on se trouve entraîné par une sensation de vitesse, de mouvement continuel, comme si devant nous se déroulait un film... la musique est comprise dans ce voyage... celui de la Vie.
Que voulez-vous, moi j’aime !
Je me suis laissé entendre dire que Paloma Picasso aussi.

[/Sortir - Toulouse/]

Aline LLAREUS-DINIER

CRITIQUE D’ART

Quatre peintres hors galerie
Jean-Jaurès, Danielle Schmitt-Aubert, Catherine Jaurès et Alain Gérard,
exposent aux « Penchants de Flotis » à Castelnau-d’Estrefonds.

… Danièle Aubert-Schmitt a trouvé des murs à la mesure de ses toiles. En effet, si l’on veut être sûr d’avoir bien vu les grands formats peints par Danielle, c’est aux « Penchants du Flotis » qu’il faut les regarder ; là, sous le grand porche d’entrée où la vigne vierge sert de cantonnière, les longs panneaux de lin respirent à l’air libre : le quai, la voiture verte, Flipper I.
Six immenses oriflammes en tout témoignent de l’étonnante vitalité d’un peintre qui parvient à garder le sens de l’équilibre le plus rigoureux malgré un renversement total de perspectives, tout en faisant entrer dans son jeu l’électronique et la vitesse.
C’est à ce double titre que Danielle Schmitt-Aubert me paraît être un peintre témoin de son temps.
• Aux « Penchants du Flotis », Castelnau-d’Estrétefonds.

[/La Dépêche du Midi/]

Aline LLAREUS-DINIER

CRITIQUE D’ART

Danièle Aubert-Schmitt
Déformations, perspectives renversées, filets tracés par la vitesse, sur toiles de lin sans châssis, peinture d’aujourd’hui sur bannières d’antan, Danielle Schmitt peint notre fin de siècle, relève le défi. Le peintre est encore capable de saisir la vitesse, le son et le moment oui passe, et trouve encore le moyen d’être elle-même au passage. Sûre d’elle, Danielle franchit l’espace qui sépare ce que l’on voit de ce qui disparaît. Une peinture bien dans sa toile !
• A l’Espace Potiers - Toulouse

[/La Dépêche du Midi/]

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